Vendredi 27 avril 2001
Les Nuits de L’Entrepôt – Arlon
The Slackers (USA)
Dans le cadre de la tournée du dernier album « Wasted Days », les Slackers
avaient prévu trois dates en Belgique . La première eut lieu au festival des
Nuits de L’Entrepôt à Arlon organisé par Losange Fondation. S’étalant sur deux
jours, cet événement possède comme principal atout le fait d’offrir une large
palette de styles se succédant d’une scène à l’autre, la première dans la salle
de l’Entrepôt proprement dit et la seconde, plus spacieuse, dans un chapiteau
monté pour l’occasion. La soirée du vendredi s’était axée, cette année, dans les
styles punk et ska avec à l’affiche des groupes de la région et d’ailleurs.
Les festivités ont débutées vers 18h20 avec la prestation du groupe ska belge de
Moon Invaders, formation sur laquelle je ne peux m’attarder suite à certaines
affinités qui m’empêcheraient d’être entièrement objectif. Ensuite, les punks de
Charge 69 et de Drunky Nun se sont succédés avant que les Slackers ne prennent
place dans le chapiteau.
Les new yorkais montent sur scène sans leur trompettiste, Jeremy Mushlin, déjà
absent lors de la précédente tournée et n’apparaissant plus qu’en tant qu’invité
sur « Wasted Days ». Absent également, Luis Zuluaga, le batteur, remplacé par un
personnage qui m’est inconnu mais néanmoins sympathique. Heureusement tous les
autres sont présents : la solide rythmique de Victor Ruggiero, Marcus Geard et
T.J Scanlon à laquelle le nouveau batteur s’intègre à la perfection ;
l’époustouflante section à vent guidée par deux véritables maîtres, Glen Pine et
David Hillyard ; et finalement, les voix particulièrement travaillées et
originales de Q-Maxx 420, Vic Ruggiero et Glen Pine. Outre les nouveaux titres
de « Wasted Days », le répertoire reprenait également des morceaux de leurs
précédants albums.
En plein milieu du concert, plus d’électricité ! Panne de courant pendant
laquelle batterie, trombone et sax se sont lancés dans une petite improvisation
avant que l’ensemble ne se rallume et que le show continue dans une ambiance
encore plus dansante. En parlant d’ambiance, signalons tout de même que les
Slackers ont pu découvrir le public ardennais, essentiellement punk, qui
pratiquent presque le pogo sur le ska trad’ et le stage diving sur le reggae,
pratiques peu courantes pour ce style de musique mais apparemment très
fréquentes dans ce genre de festivals.
Les Slackers ont enchaîné ska, rocksteady, reggae et dub pendant environ 1h15
laissant le public sur sa faim. L’ensemble des spectateurs aura bon vociférer
sollicitant un rappel, les slackers ne remonteront sur scène que pour remballer
leur matériel. Pourtant, eux aussi en voulaient encore, mais lorsqu’un festival
est organisé par des fonctionnaires, il faut s’attendre à ce genre de choses. On
nous invitera alors à nous rendre dans la salle où les membres de Skarface
étaient prêts. Déçu, je me suis rendu dans les loges où un repas chaud
m’attendait et rien ne m’a donné l’envie d’aller jeter un œil sur le groupe
français. J’ai donc préféré rester dans les caves de l’Entrepôt avec la
prestation des Slackers en tête plutôt que d’aller m’encombrer les oreilles
d’un ska facile et sans originalité. La soirée se terminera successivement par
les formations punks de Snuff et Burning Heads aussitôt suivis de Smus, un
groupe de surf rock luxembourgeois..
On attend l’année prochaine pour découvrir une nouvelle affiche, en espérant
toutefois que les organisateurs retireront le balais qu’ils ont dans le c… !
KARL KING
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