Mardi 18 septembre 2001
Vk – Bruxelles
The Slackers (USA)
Certains vont peut-être dire: « Encore une critique d’un concert des Slackers ?
C’est la troisième en moins d’un an ! ». Pour tout dire, cette dernière n’était pas prévue,
mais vu la trajectoire qu’a pris la tournée européenne des musiciens new yorkais, on se
devait d’écrire quelques mots sur leur passage à Bruxelles.
En effet, suite à quelques soucis personnels, Vic Ruggiero (chant, claviers et membre fondateur)
s’est vu dans l’obligation de rentrer à New York, mettant ainsi fin à sa participation dans
cette tournée européenne. N’étant pas au courant de cette information avant le concert, la
surprise était donc au rendez-vous, surtout lorsqu’on connaît l’importance que Mr. Ruggiero
a au sein du groupe depuis sa formation. Le concert devait donc se dérouler sans claviers, ou
presque puisque Dave Hillyard (saxophone) s’est quand même aventuré sur l’instrument, d’une
manière assez basique il est vrai mais néanmoins utile. Glen Pine (trombone) s’est quant à lui
chargé de remplacer son compagnon de jeu au chant assistant le toujours efficace Marq Lynn.
Bien que l’absence de Victor soit assez décevante, le public a pu se consoler par l’ajout d’un
second guitariste et pas n’importe lequel puisqu’il s’agissait du fameux Agent Jay (guitariste très
actif de la scène ska new yorkaise qui joue, entre ! autre, au sein des Stubborn Allstars) qui a
notamment participé à la réalisation de ‘Wasted Days’. Avec un tel effectif, l’ensemble ne pouvait
sonner que différemment
Même si l’absence d’un Vic Ruggiero au sein des Slackers est aussi flagrante que celle
des Twin Towers à Manhattan, la formation d’outre Atlantique a donné un concert à la hauteur
de sa réputation, et après quelques morceaux, on finit par s’habituer au paysage.
Espérons toutefois que tout finira par s’arranger pour Vic afin qu’il puisse revenir sous
les feux de la rampe pour le plus grand plaisir de nos oreilles !
Pour terminer, Sekta Core, qui étaient annoncés en première partie, ont succédés au
Slackers sur la scène bruxelloise. Il n’y a pas grand chose à dire à ce sujet si ce n’est que
une fois de plus le programmateur du VK n’a pas réussi à proposer une formation adéquate
pour partager l’affiche avec les Slackers.
KARL KING
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