Chronique Août 2002

La sortie de Vraaoomm nous permet de présenter (s'il faut encore le faire) un groupe dont on ne parle pas souvent dans nos pages. Pour rappel, Joystix est une formation bruxelloise qui définit son style de roots radical rock, tout un programme ! On va tenter d'analyser un peu ce style via les quatorze titres que comprend cet album. Commençons par le côté roots : ce terme est, selon moi, employé pour qualifié les morceaux à tendance reggae (plutôt punky reggae que roots reggae) que le groupe apprécie particulièrement, comme Radio Hope, par exemple ; l'ensemble de l'album, ainsi que la pochette, témoigne du côté rock du groupe qui, par moment, tend vers le punk rock ; et enfin pour ce qui est du radical, croyez-moi, c'est radical ! Dans l'ensemble, on pourrait résumer que ce sont de bons musiciens qui jouent de bonnes compositions dont les textes (anglais et français) expriment les thèmes standards du fabuleux milieu du rock'n'roll (politique, drogues, femmes, ect…). On notera que le chanteur possède une voix assez particulière, à vous de choisir si elle vous plaît ou pas, mais il faut reconnaître qu'elle est originale. En écoutant l'album, des groupes comme Prïba 2000, Kikunpaï et Marcel et son Orchestre viennent facilement à l'esprit et les petites intros au début de chaque morceaux nous renvoient directement dans un esprit Ludwig Von 88. Faites vous même le mélange de ces groupes et vous obtiendrez un léger aperçu du style de Joystix qui, cependant, tend nettement plus vers le reggae que les formations citées plus haut. L'influence américaine est aussi de la fête puisque Vraaoomm comprend une reprise du Time Bomb de Rancid. Les deux déceptions majeures de cet album sont sans aucun doute le son, qui trahit un mixage manquant de chaleur, et une section cuivre qui, malgré son grand nombre (quatre souffleurs), ne se fait pas vraiment remarquer. Malgré ça, cet album de bonne facture devrait certainement plaire aux amateurs de two tone, de ska punk et de rock reggae qui, j'en suis sûr, ne tarderons pas à rejoindre le cercle des roots radical rockers !

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